NOUVELLE | Échange d’expériences en matière de recherche : Exemple de l’IRCAAA au Ghana

Cet article a été publié à l'origine sur le site internet de DECCMA et rédigé par Prosper Adiku, Université du Ghana, un des partenaires de DECCMA et de l’ASSAR.

L’utilisation des résultats de recherche est un outil clé dans la théorie du changement de l’Initiative de recherche concertée sur l’adaptation en Afrique et en Asie (IRCAAA) en ce qui a trait à la mobilisation tout au long du cycle de projet et à la diffusion des produits de recherche, l’objectif étant d’exercer une influence sur le changement lié au développement ainsi qu’aux politiques et aux pratiques d’adaptation. Les deux projets de l’IRCAAA au Ghana, soit Adaptation à différentes échelles dans les régions semi-arides (ASSAR) et Deltas, vulnérabilité et changements climatiques : migration et adaptation (DECCMA), ont saisi l’occasion présentée pendant la récente conférence Climate Change and Population Conference on Africa (CCPOP Ghana 2016) pour échanger leurs expériences en matière d’adoption de stratégies axées sur l’utilisation des résultats de recherche dans le cadre de leurs activités de recherche.

La CCPOP annuelle, organisée par le Regional Institute of Population Studies (RIPS) de l’Université du Ghana, est une conférence transdisciplinaire qui rassemble des scientifiques de partout dans le monde afin de promouvoir les leçons sur les meilleures pratiques scientifiques pouvant être mises à profit pour le développement en Afrique. Inspirée par l’orientation active du discours vers les changements climatiques et par l’engagement du Ghana à l’égard des contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN), la conférence de cette année a mis l’accent sur l’utilisation des résultats de recherche, les cadres politiques et les projets d’intervention qui ont contribué à l’atténuation des changements climatiques ou aux efforts d’adaptation. D’ailleurs, le thème portait sur l’établissement de liens et l’utilisation des résultats de recherche. La Conférence a attiré des participants du milieu politique, du domaine de la recherche, des institutions nationales et du monde universitaire. Des étudiants ont notamment présenté des affiches.

La discussion sur l’utilisation des résultats de recherche, qui s’est déroulée parallèlement à d’autres séances, s’est tenue à l’auditorium du Nogouchi Memorial Institute for Medical Research (NMIMR) et a porté sur l’utilisation des résultats de recherche : avant, pendant et après la recherche. Elle a attiré plus de cinquante participants du milieu politique, du domaine de la recherche et du monde universitaire, notamment le recteur de l’Université maritime régionale et un ancien chef du département des sciences de la mer et de la pêche de l’Université du Ghana, le professeur E. Nyarko.

Les membres du groupe de discussion ont fait part au public de la façon dont les projets ASSAR (districts de Lawra et de Nandom) et DECCMA (delta de la Volta) ont recours au processus lié à l’utilisation des résultats de recherche et à la mobilisation des parties prenantes pour améliorer la compréhension des problèmes liés à la vulnérabilité, au bien-être et à l’adaptation dans leurs secteurs d’études respectifs. Au moyen de vidéos et d’interactions orales, les membres du groupe de discussion ont illustré la façon dont l’IRCAAA aborde ses recherches différemment en conservant l’utilisation des résultats de recherche au centre du concept de sa théorie du changement. Plus précisément, l’utilisation d’outils participatifs, par exemple les processus d’évaluation de la vulnérabilité et des risques ainsi que de préparation de scénarios de transformation, a été expliquée. L’utilisation de techniques ou d’outils novateurs pour communiquer la vulnérabilité aux répercussions a également été soulignée à l’aide, à titre d’exemple, des images de Fuveme (une communauté côtière inondée) captées par des drones dans le cadre du projet DECCMA.

L’agent de liaison d’Oxfam au Ghana (Tamale) et un conseiller municipal adjoint de la municipalité de Keta, qui proviennent respectivement des secteurs de recherche des projets ASSAR et DECCMA, ont également fait part de leur point de vue sur la façon de s’associer efficacement avec les institutions et les communautés locales pour exécuter les projets avec succès. Des exemples pratiques d’une collaboration bilatérale appropriée entre les communautés vulnérables et les équipes de recherche scientifique, ainsi que des outils efficaces pour communiquer aux communautés locales les façons de s’adapter aux changements climatiques, ont également été présentés pendant les discussions.

Généralement, le public était enthousiaste au sujet des efforts novateurs et de la volonté des consortiums de l’IRCAAA d’échanger des renseignements avec d’autres praticiens. Le public a également souligné le besoin d’accroître la collaboration entre la communauté de la recherche et les organisations non gouvernementales (ONG) présentes dans les communautés visées par les études afin de favoriser une participation plus globale.

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