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À propos de l’IRCAAA

L’Initiative de recherche concertée sur l’adaptation en Afrique et en Asie (IRCAAA) est un programme de sept ans (de 2012 à 2019) financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), établi au Canada, et le Department for International Development (DFID) du Royaume‑Uni.

L’IRCAAA se consacre à renforcer la résilience des populations vulnérables et de leurs moyens de subsistance, dans trois points névralgiques au regard des changements climatiques en Afrique et en Asie : les deltas, les terres semi‑arides et les bassins hydrographiques alimentés par l’eau des glaciers et des manteaux neigeux. Pour ce faire, cette initiative soutient quatre consortiums, qui dirigent des projets de recherche coopératifs portant sur l’adaptation aux changements climatiques et la résilience dans ces points névralgiques.

Les quatre consortiums sont les suivants :

  • Adaptation à différentes échelles dans les régions semi-arides (ASSAR)
  • Deltas, vulnérabilité et changements climatiques : migration et adaptation (DECCMA)
  • Recherche sur l’adaptation, l’eau et la résilience en Himalaya (bassins hydrographiques alimentés par l’eau des glaciers et des manteaux neigeux) pour l’amélioration des moyens de subsistance (HI‑AWARE)
  • Promouvoir la résilience des économies en zones semi-arides (PRISE)

Grâce aux recherches des consortiums, l’IRCAAA vise à développer des connaissances, des capacités et des politiques et des pratiques d’adaptation plus éclairées.

  • un nouveau savoir : l’objectif de l’IRCAAA consiste à produire des recherches concertées, révisées par des pairs et de calibre élevé sur la vulnérabilité, l’adaptation et la résilience dans les points névralgiques. Le fait de s’assurer que les résultats touchent un vaste public constitue l’un des principaux objectifs du programme.
  • des capacités nouvelles : par la mise en œuvre de nouveaux réseaux de collaboration, l’IRCAAA vise à consolider l’expertise des chercheurs, des décideurs et des praticiens en matière d’adaptation et de résilience. Les possibilités offertes aux chercheurs boursiers en début de carrière contribuent également à préparer la prochaine génération de chercheurs.
  • des politiques et pratiques mieux éclairées : l’établissement de liens avec les collectivités, les praticiens et les responsables des politiques est essentiel à la recherche soutenue par l’IRCAAA et à l’atteinte de son objectif consistant à inspirer des politiques et des pratiques d’adaptation efficaces.

Au total, 18 institutions du Nord et du Sud collaborent avec plus de 40 autres organisations partenaires afin d’effectuer des travaux de recherche dans 14 pays : 5 en Asie du Sud et 9 en Afrique.

Le modèle des consortiums et l’architecture de l’IRCAAA appuient l’apprentissage et la synthèse entre les consortiums grâce à la collaboration entre les consortiums relativement à des thèmes transversaux, des groupes de consultation de pays et d’autres initiatives prises par l’intermédiaire du fonds pour les opportunités et la synergie. L’objectif de ces mécanismes est de permettre la réalisation d’activités communes, de garantir l’harmonisation des communications nationales et d’éclairer et d’informer les intervenants de l’adaptation aux changements climatiques à l’échelle internationale.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à l’adresse cariaa@crdi.ca 

 

Comité consultatif de l’IRCAAA sur la science et la politique

Le Comité consultatif scientifique et politique (CCSP) de l’IRCAAA fournit des conseils scientifiques et politiques au comité de gestion du Programme. Ses membres représentent également l’IRCAAA, en faisant mieux connaître le programme et ses résultats à l’occasion d’événements stratégiques clés et par leurs réseaux professionnels. Voici la liste des membres du Comité :

 

  • Annie Bonnin Roncerel

Annie Bonnin Roncerel est gestionnaire de fonds pour le programme BRACED (Building resilience and adaptation to climate extremes and disasters). Elle se spécialise dans le renforcement des capacités pour la formulation et la présélection de projets sur les changements climatiques, de même que dans le suivi et l’évaluation de projets. Elle effectue des évaluations finales de projets et de programmes d’adaptation.

 

  • Arjumand Nizami

Arjumand Nizami est directrice pour le Pakistan à la Helvetas Swiss Intercooperation. Elle est aussi chercheuse principale pour le projet Asian Highlands, où elle coordonne les évaluations de la vulnérabilité et de la résilience des communautés au Pakistan. Elle est membre des comités directeurs/conseils d’administration de plusieurs organismes internationaux et ONG. Mme Nizami est titulaire d’un doctorat sur la gouvernance des forêts du département de sociologie du développement rural de l’Université Wageningen (Pays-Bas).

 

  • Calvin Nhira

Calvin Nhira est un professionnel indépendant possédant plus de 20 années d’expérience portant sur la recherche appliquée et la programmation sur des questions touchant à la conservation et au développement agricole, y compris l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de ces changements dans le secteur agricole. Son expérience professionnelle combine la recherche universitaire et l’enseignement en études sociales à l’université du Zimbabwe, la gestion de recherches au Centre de recherches pour le développement international (CRDI), la coordination de programmes avec le Southern African Development Community (SADC) Secretariat, et l’élaboration de programmes avec le African Institute for Agrarian Studies, une ONG de recherche. M. Nhira est un scientifique social interdisciplinaire titulaire d’un doctorat en études sociales.

 

  • Cinzia Losenno

Cinzia Losenno est spécialiste principale en environnement (Adaptation aux changements climatiques) à la Banque asiatique de développement. Avant cela, elle a travaillé comme spécialiste principale dans les domaines de l’adaptation aux changements climatiques et du développement chez AEA Technology, où elle a mené des projets sur les risques associés aux effets des changements climatiques et l’adaptation pour les pays en développement. Elle agit également à titre de conseillère politique sur les changements climatiques pour le ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales du Royaume-Uni. Mme Losenno est titulaire d’un doctorat sur l’énergie verte et la durabilité environnementale.

 

  • Ian  Burton

Ian Burton est un professionnel indépendant de la politique publique et professeur émérite de géographie à l’école de l’environnement de l’Université de Toronto, au Canada. Il a dirigé la direction de l’adaptation aux changements climatiques pour le gouvernement canadien, et a coprésidé le comité consultatif sur l’adaptation pour le gouvernement de l’Ontario, au Canada. Sur le plan international, il a été l’auteur principal de trois des évaluations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et membre du groupe récompensé par le prix Nobel de la paix. De plus, il a agi à titre d’expert-conseil pour des organismes internationaux comme la Banque mondiale, les fondations Ford et Rockefeller, l’Agence de développement international des États-Unis et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Il a été pendant un mandat directeur de l’International Federation of Institutes of Advanced Study (fédération internationale des instituts d’études avancées), et est maintenant chercheur invité au International Institute for Environment and Development (institut international pour l’environnement et le développement), à Londres, au Royaume-Uni, coprésident du comité consultatif international pour l’International Centre for Climate Change and Development (centre international pour le changement climatique et le développement), à Dhaka, au Bangladesh, et membre de la Société royale du Canada.

 

  • James Syvitski

Le professeur James Syvitski est directeur exécutif du Community Surface Dynamics Modeling System à l’université de Colorado-Boulder. Il est aussi président du programme international sur la géosphère et la biosphère de la Royal Swedish Academy of Sciences. Il a occupé différents postes dans les universités canadiennes et a été chercheur scientifique principal à la Commission géologique du Canada, à l’Institut océanographique de Bedford. Il a également joué un rôle de premier plan dans d’importants projets internationaux et a agi à titre de conseiller pour de nombreux projets et pour des entreprises spécialisées dans l’énergie, les mines et l’environnement. M. Syvitski est titulaire d’un doctorat en océanographie et en sciences géologiques.

 

  • Maarten Van Aalst

Marteen Van Aalst est directeur par intérim de la gestion des connaissances et des partenaires pour la résilience pour le programme BRACED (Building resilience and adaptation to climate extremes and disasters program). Il est aussi directeur du Red Cross/Red Crescent Climate Centre. M. Van Aalst a été auteur principal, responsable de la coordination, pour le rapport spécial sur les extrêmes du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et auteur principal pour le cinquième rapport d’évaluation du GIEC. Il occupe des postes de professeur adjoint à l’International Research Institute for Climate and Society (institut international de recherche pour le climat et la société) à l’université Columbia, et au département des sciences, de la technologie, du génie et de la politique publique au University College de Londres. M. Van Aalst est titulaire d’un doctorat en sciences de l’atmosphère.

 

  • Musonda Mumba

Musonda Mumba est administratrice de programme et coordonnatrice du programme vedette d’adaptation basée sur les écosystèmes du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Elle est titulaire d’un doctorat sur la conservation des terres humides et l’hydrologie. Mme Mumba a travaillé auparavant comme coordonnatrice du programme régional d’eau douce pour le bureau de programme régional de l’Afrique de l’Est du Fonds mondial pour la nature (WWF), comme administratrice de programme au sein du programme mondial sur l’eau douce du WWF international, et comme assistante du coordonnateur régional pour l’Afrique à la convention sur les terres humides.

 

  • N.H. Ravindranath

N.H. Ravindranath est professeur au centre pour les technologies durables de l’Indian Institute of Science. Il a travaillé partout en Asie, et est actuellement conseiller pour un projet de la Banque mondiale sur la foresterie et la résilience au climat au Bangladesh. Il travaille également à évaluer les effets des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers dans les bassins hydrographiques de l’Himalaya. Il a aussi coécrit plusieurs des rapports d’évaluation spéciaux sur les changements climatiques du GIEC, et est membre du groupe de travail sur l’atténuation et de l’équipe de rédaction du rapport de synthèse du GIEC. Entre 2008 et 2012, il a été membre du Groupe consultatif pour la science et la technologie (STAP) du Fonds Mondial pour l’Environnement (GEF), sur la question des changements climatiques. Le professeur Ravindranath est membre du comité éditorial de quatre revues internationales, y compris la revue Current Science and Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change, et a aidé à la publication de numéros spéciaux consacrés aux changements climatiques. Il est un spécialiste de l’inventaire des gaz à effet de serre auprès de la CCNUCC, membre de différents comités d’experts sur les changements climatiques pour le gouvernement indien, et a également prêté son expertise à la Banque mondiale, à des organisations de l’ONU et à plusieurs instituts internationaux.

 

  • Polly Ericksen

Polly Ericksen est chef de programme sur les systèmes d’élevage et l’environnement à l’Institut international de recherche sur l’élevage. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences des sols et d’une maîtrise ès sciences en économie de l’université du Wisconsin-Madison. Elle compte plus de 18 années d’expérience dans le développement agricole, la gestion des ressources naturelles et les changements environnementaux mondiaux dans les pays en développement. Cela inclut une expérience de travail pour le Centre mondial d’agroforesterie, les Catholic Relief Services (CRS ou en français les Services de secours catholiques), une bourse de recherche à l’Institut international de recherche pour le climat et la société (IRI) de l’université Columbia, et cinq années à l’université d’Oxford avec le programme GECAFS (Global Environmental Change and Food Systems) du Partenariat de recherche scientifique sur le système terrestre. Elle a agi à titre de personne-ressource pour l’ILRI pour les systèmes de terres arides et les programmes sur les changements climatiques, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS/CGIAR).

 

  • Tshilidzi (Percy) Madzivhandila

Tshilidzi (Percy) Madzivhandila est directeur des politiques et de la recherche au FANRPAN (Food, Agriculture and Natural Resources Policy Analysis Network). Son expérience combine la recherche et du travail gouvernemental. M. Madzivhandila est titulaire d’un doctorat en économie.

 

  • Xianfu Lu

Xianfu Lu est administratrice de programme au secrétariat de la CCNUCC. Au cours des 15 dernières années, Mme Lu s’est intéressée aux aspects scientifiques et politiques des effets des changements climatiques, de la vulnérabilité et de l’adaptation et à l’interface de la science et de la politique. Pendant son mandat à la CCNUCC, elle a coordonné la mise en oeuvre du programme de travail de Nairobi sur les effets des changements climatiques, la vulnérabilité et l’adaptation, à partir du secrétariat de la CCNUCC. Avant cela, elle a soutenu les efforts de la Banque asiatique de développement (BAD) pour intégrer l’adaptation aux changements climatiques dans ses opérations, en lui fournissant une orientation technique et des ressources. De plus, elle a travaillé comme spécialiste technique au siège du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à New York, fournissant un soutien technique aux scientifiques et aux équipes techniques gouvernementales en Afrique, en Asie et dans le Pacifique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, de même qu’aux pays à économie en transition, dans le but d’évaluer les effets des changements climatiques et de planifier les mesures d’adaptation. Elle a été auteure principale, responsable de la coordination, pour le quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et est membre d’office du Groupe de travail sur le soutien des données et les scénarios pour l’analyse des répercussions et du climat (TGICA) pour le cinquième rapport d’évaluation du GIEC.